Attention: Vous utilisez une ancienne version d'Internet Explorer. Pour un affichage optimal, merci d’utiliser un navigateur plus récent : Google Chrome, Mozilla Firefox ou Microsoft Edge.

Delphine Traoré pour une industrie financière africaine unie afin de relancer la croissance post-Covid19

18 mars 2021

Lors de l’Africa Financial Industry Summit organisé le 10 mars par Jeune Afrique et Africa CEO Forum, Delphine Traoré, COO d’Allianz Africa et Présidente de l’Organisation des Assurances Africaines (OAA), a participé à un panel sous le thème: « Réinventer la finance africaine post-Covid ».

Delphine était aux côtés d’Ahmed Shide, Ministre éthiopien des Finances, Ade Ayeyemi, CEO d’Ecobank, Paul de Leusse, CEO d’Orange Bank, Sandra Sancier-Sultan et François Jurd de Girancourt, experts chez McKinsey, avec comme modératrice Julie Gichuru, Head of Public Affairs and Communications à Mastercard Foundation.

Partageant l’avis du CEO d’Ecobank, l’un des plus grands partenaires d’Allianz Africa, Delphine a insisté sur l’importance de « travailler mieux ensemble », pour soutenir les populations africaines. A la question : Comment s’assurer que les salariés d’Allianz Africa continuent de servir les clients, en travaillant depuis leur domicile, Delphine a assuré qu’Allianz Africa a démarré la digitalisation de ses processus bien avant la pandémie, en y investissant 10% de ses revenus annuels en vue de mettre à la disposition de ses partenaires des systèmes internes fiables et de fournir des services d’assurances à tous sur le continent. « Nous sommes passés de 20% de capacité de télétravail avant la pandémie à pratiquement 100% couvrant 1.400 employés durant la pandémie », explique-t-elle.

L’intervention de Delphine ayant donné un avant-goût sur la stratégie d’Allianz Africa, Julie Gichuru s’est intéressée ensuite au rôle des assureurs dans le rétablissement des finances africaines post-Covid et au positionnement d’Allianz Africa comme acteur essentiel.

D’après Delphine, si l’assurance est moins ‘’populaire’’ en Afrique qu’ailleurs, ce qui reste un grand challenge, il n’en demeure pas moins que le secteur recèle d’un potentiel de croissance important. Elle cite à ce titre une étude pré-Covid où McKinsey avait indiqué que le marché de l’assurance en Afrique connaîtra une croissance de 7% entre 2020 et 2025, soit beaucoup plus qu’en Asie, 3 fois plus qu’en Europe et 2 fois plus qu’en Amérique.

La COO d’Allianz Africa maintient que, malgré la survenance de la Covid-19, il y a des raisons de rester optimiste et de saisir les opportunités de développement : les assureurs africains devraient profiter de la situation sanitaire présente pour développer des partenariats bancaires et Mobile money. En effet, 90% des clients de banque interagissent directement avec leurs conseillers clientèle et 25% auraient ouvert leurs comptes en ligne avec 400 millions de porte-monnaie électroniques. Il s’agirait aussi selon elle de continuer à digitaliser les services puisque moins de 30% des assureurs d’Afrique sub-saharienne (hors Afrique du Sud) permettent de consulter un compte client en ligne et seulement 5% permettent de souscrire une assurance en ligne.

Delphine a cité comme exemple la belle aventure de BIMA, qui a « révolutionné la vente de l’assurance en Afrique ». Ce microassureur, partenaire d’Allianz Africa sur le continent, distribue des assurances pour moins d’un (1) dollar/mois, grâce à la digitalisation. BIMA réussit chaque jour l’exploit de s’adresser à des clients dont 93% gagnent moins de 10 US$/jour et dont 75% n’avaient jamais entendu parler d’assurance auparavant !

Un tout autre aspect de la relance de l’économie réside dans le fait que la pandémie a fait chuter de 10% les échanges commerciaux en Afrique. Comme solution pratique, Delphine évoque l’assurance-crédit avec Euler Hermes, pour renforcer la confiance de l’écosystème économique du continent.

Delphine a conclu son intervention en insistant sur la confiance d’Allianz Africa aux potentialités du continent. « Nous étendons notre réseau en Afrique de l’Est avec l’acquisition des activités Non Vie de Jubilee, ce qui constitue une foi en l’avenir de l’assurance en Afrique ».

Delphine-Traoré-croissance post COVID19-intervention